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Les ondes électromagnétiques sont elles nocives pour notre santé ?

Nous entendons de plus en plus parler des ondes électromagnétiques, ces ondes invisibles produites par les antennes, téléphones mobiles, objets électriques et connectés… et qui envahissent notre espace de vie.
J’ai eu quelques questions de votre part suite à mon article sur les montres connectées, qui m’ont amenées à me renseigner sur ce sujet complexe, afin « d’essayer » de répondre à vos interrogations concernant les effets sanitaires de ces fameuses ondes électromagnétiques.

Les ondes électromagnétiques : quoi, comment ?

Il s’agit d’une force de faible énergie qui résulte du couplage entre un champ électrique et un champ magnétique. Cette force existe sans être visible, ni même perceptible, le plus souvent.

Un petit schéma coloré qui fait joli, et qui présente les différents types d’ondes.

 

Les deux types d’OEM qui font l’objet d’études et de controverses aujourd’hui sont :

les radiofréquences RF : il s’agit d’ondes émises par les antennes de radio, de télévision, les radars, les communications mobiles ( càd. les téléphones portables ), mais aussi les fours à micro-ondes. De 10 kHz à 300 GHz.

les champs extrêmement basses fréquences EBF sont des ondes moins puissantes émises par de nombreuses sources telles que les installations électriques, lampes, appareils ménagers, radioréveil, ordinateur à l’intérieur… et lignes électriques de transports, transformateurs et câbles électriques, voies ferrées, éclairage public à l’extérieur. De 0 à 10 k

 

Quelles conséquences des OEM sur la santé ?

Je ne suis pas une spécialiste de la physique mais je vais essayer de traduire en une langue compréhensible les résultats des différentes expertises concernant les OEM menées par les instances nationales depuis plusieurs années. 

A propos des ondes en général, certains effets biologiques des OEM sont bien établis et validés par la communauté scientifique : à très haute fréquence, elles peuvent entraîner un échauffement des tissus, tandis qu’à basse fréquence elles peuvent stimuler certains tissus excitables ( système nerveux et muscles ).

A propos des OEM EBF : 

Elles ont été classées cancérogènes possibles pour l’homme par le CIRC, en raison d’études pointant l’augmentation du risque de leucémies chez l’enfant exposé à certains niveaux continus de CEM. Cependant les liens de cause à effet statistiques et biologiques n’ont pas été prouvés.
Autre hypothèse de leur implication pathologique : Alzheimer et sclérose latérale amyotrophique, rapportée dans une méta-analyse d’expositions professionnelles (Garcia, 2008).

Leurs effets à court terme sur la santé sont connus et on sait bien s’en protéger en appliquant une valeur limite d’exposition. ( bilan Afsset de 2010 ).
Une réserve est cependant émise concernant l’hypersensibilité aux OEM associée à divers symptômes, qui reste à prouver.

A propos des OEM RF :

La progression de l’usage de la téléphonie mobile, et le déploiement de nombreuses antennes relais sur l’ensemble du territoire ont suscité des inquiétudes et une controverse publiques dont vous avez dû entendre parler. En effet le téléphone mobile reste la première source d’exposition aux ondes RF MAIS à des niveaux inférieurs aux seuils réglementaires sanitaires. OUF.
Les données disponibles issues de la recherche expérimentale ( notamment sur des animaux ) n’indiquent pas d’effets sanitaires à court terme ni à long terme. Elles n’engendrent pas de stress cellulaire, n’aurait pas d’effet néfaste sur notre ADN et elles n’augmentent pas le risque de cancers et n’affectent pas non plus le système nerveux.

Mais des interrogations demeurent concernant les effets d’une exposition à long terme sur l’être humain, dans son environnement.

En 2011, le CIRC a classé les RF comme cancérogènes possibles pour l’homme, sur la base d’un risque accru de tumeur cérébrale en notant que des recherches complémentaires doivent être menées sur l’utilisation intensive à long terme du téléphone portable.

Le rapport d’expertise de l’Anses 2013 sur les RF a mis en évidence que :
– de nombreuses études bien menées ne montraient pas d’effet des RF sur la santé.
– quelques unes montrent des effets biologiques (génotoxicité, effet physiologique sur le sommeil par exemple). Mais il n’est pour autant pas possible aujourd’hui d’établir un lien de causalité fiable.

A propos des effets cancérigènes, les données disponibles indiquent que :
– le risque de tumeur cérébrale (gliome) n’est pas augmenté par l’utilisation des téléphones mobiles en population générale pour des durées d’observation de moins de 15 ans.
ces données ne permettent pas d’exclure avec certitude, pour les utilisateurs « intensifs », une augmentation d’incidence faible des tumeurs cérébrales (<20 %) ou un risque qui se manifesterait pour des durées d’induction supérieures à 15 ans. Des recherches complémentaires sont encore nécessaires.

 

DONC QUEL COMPORTEMENT ADOPTER FACE AUX OEM ?

Comme dirait mon père, « mieux vaut prévenir que guérir « . Le comportement recommandé par les instances françaises reste la prudence pourtant peu de personnes ont déjà mis en place des mesures de précaution. Les ondes électromagnétiques font partie des risques émergents pour lesquels le Plan national santé environnement (PNSE) actuellement en vigueur, prévoit une poursuite des évaluations et de l’information au grand public.

Les conclusions du dernier rapport 2013 de l’Anses ne mettent pas en évidence d’effets sanitaires certains.
Elle souligne toutefois que le développement massif des usages des RF dans les environnements extérieurs ou intérieurs conduit à une exposition de plus en plus importante de la population. Dans ce contexte, même si les téléphones mobiles constituent la principale source d’exposition pour les utilisateurs, les  expositions environnementales autres de la population générale devraient être mieux documentées.

Ainsi, pour limiter les expositions aux RF, notamment des populations les plus vulnérables ( enfants, femmes enceintes ) l‘Anses recommande :
– pour les adultes utilisateurs intensifs du téléphone portable, de recourir au kit mains-libres et pour tous les utilisateurs de privilégier l’achat de téléphones affichant les DAS les plus faibles.
– que tous les dispositifs courants émetteurs de champs électromagnétiques destinés à être utilisés près du corps (téléphones DECT, tablettes tactiles, veille-bébé, etc.) affichent le niveau d’exposition maximal engendré (DAS par exemple), comme c’est déjà le cas pour les téléphones portables.

L’Agence, dans un rapport de 2016, souligne aussi que les enfants peuvent être plus exposés que les adultes en raison de leurs spécificités morphologiques et anatomiques. Elle émet une série de recommandations visant à adapter les valeurs limites réglementaires afin de réduire l’exposition des enfants aux CEM, qui commence aujourd’hui dès leur plus jeune âge. L’Anses recommande donc un usage modéré et encadré des technologies de communication sans-fil par les enfants. Enfin, l’expertise a permis d’identifier plusieurs études montrant une association entre un usage intensif et inadéquat du téléphone mobile par des jeunes et une santé mentale affectée (comportements à risque, dépression, idées suicidaires, etc.). Un des principaux enseignements de ce rapport est que les OEM émises par les téléphones, tablettes tactiles ou  jouets connectés peuvent bel et bien avoir des effets sur les fonctions cognitives des enfants ( mémoire, attention, coordination ). En revanche, l’Agence conclue que les données actuelles issues de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes. Ces études ne permettent cependant pas d’affirmer le lien de causalité.

Reposant sur ce principe de précaution, certains dispositifs de protection se sont développés avec l’ambition de limiter notre exposition aux OEM émises par nos objets connectés. J’ai été contactée par Ginko control, société spécialisée qui propose des patchs à apposer sur notre téléphone, notre ordinateur, notre borne wifi… qui atténueraient ces ondes sans interférer avec le bon fonctionnement des objets. J’ai accepté de tester et de vous présenter ces patchs contre rémunération ( en toute transparence ) en me basant sur les recommandations nationales appelant à la prudence face aux ondes électromagnétiques et leurs effets sanitaires à long terme. N’hésitez pas à aller visiter leur site pour plus d’informations !  

En espérant vous avoir un peu éclairé sur le sujet (très) compliqué des ondes électromagnétiques et sur leurs conséquences sur notre santé,

je vous dis à très bientôt !

 

Sources : jai repris les formulations et explications du site cancer-environnement, ayant lui même basé ses articles sur différentes sources rédactionnelles : Académies de Médecine, des Sciences et des Technologies, Afsset, CIRC, Direction générale de la santé, INCa, INPES, INRS, INSERM, Ministère de l’Ecologie, Ministère de la Santé, Supelec.  

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